Si La Formule - son 1er projet - avait marché, alors Jean-Christophe Le Saout ne serait jamais devenu Wax Tailor, le plus grand représentant français de la haute couture électro hip-hop. Mais le destin (et les labels ?) a voulu que son groupe de rap s’épuise pour le pousser à trouver sa propre voie. Cinq années de recherche et un EP plus tard, un premier album, « Tales Of Forgotten Cities », est repéré et pris en charge par le label New-Yorkais Decon (Dilated Peoples, Z-Trip).
Voilà JC assis dans l’avion à côté de RJD2 pour aller jouer dans des villes où personne ne parle français. Playboy plébiciste « Our Dance » comme étant l’un des meilleurs singles de 2005, et ça, peu de normands peuvent s’en vanter. Pour la sortie de son second effort, « Hope and Sorrow » (2007), le jeune producteur oublie de se planter mais pas d’inviter Sharon Jones, Ursula Rucker et plein de rappeurs très bons mais pas connus comme Voice ou The Others. Cette fois, l’album est carrément nominé aux US Indie Music Awards. Grâce à Wax Tailor, le Hip Hop d’ici concrétise enfin l’éternel rêve du Rock français : s’exporter.
>>> Quand le Hip Hop réussit là où le Rock d’ici a toujours échoué : à l’export !